Un député des Alpes-Maritimes propose une solution radicale contre les gens qui jettent leur masque dans la rue

Un député: Dans plusieurs villes, dont Paris, Lyon, Toulouse et tant d’autres, certains individus jettent leurs masques et leurs gants en pleine rue, au grand dam des éboueurs et des citoyens. Eric Pauget, député LR de la 7ᵉ circonscription des Alpes-Maritimes, a déposé lundi 18 mai afin de lutter contre ce manque de civisme, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le député républicain propose donc une amende de 300 euros à quiconque est surpris en train de jeter au sol un masque de protection ou des gants de protection. Il requiert également l’utilisation de la vidéoprotection sur la voie publique pour sanctionner les contrevenants, précise la chaîne locale.

«Chacun de ces déchets épars non géré conformément au code de l’environnement est une nuisance voire une pollution qui constitue un coût important sur de nombreux plans pour la collectivité.» déplore Eric Pauget dans sa proposition de loi.

Pour rappel, le ministère de la Transition écologique avait relayé des consignes claires, dès le 23 mars, en matière de gestion des déchets. «Il est demandé aux particuliers que les mouchoirs, masques et gants usagés soient jetés dans un sac plastique dédié, résistant et disposant d’un système de fermeture fonctionnel. Ce sac doit être soigneusement refermé puis conservé 24 heures avant d’être placé dans le sac plastique pour ordures ménagères», indiquait alors le ministère.

Covid-19: les soignants vont pouvoir bénéficier de tests sérologiques

Les personnels soignants pourront bénéficier «à compter de la semaine prochaine» de tests sérologiques sur prescription médicale, afin de savoir s’ils ont contracté ou non le coronavirus, a annoncé mardi le ministre de la Santé Olivier Véran.

«La Haute autorité de santé m’a transmis une recommandation hier qui me permet d’envisager à compter du début de la semaine prochaine de proposer à tous les soignants de notre pays (…) de bénéficier sur prescription d’un diagnostic sérologique», a déclaré M. Véran à l’Assemblée nationale. Ces tests, qui permettront aux personnes concernées de «connaître leur état d’immunité», seront disponibles pour le personnel soignant «à l’hôpital, en Ehpad, en établissement médico-social» mais «également en ville», a précisé le ministre, interrogé lors des questions au gouvernement.

Selon Olivier Véran, cette mesure sera par ailleurs étendue «à tout le personnel qui travaille dans le domaine de l’hébergement d’urgence». Cela permettra de disposer d’«une arme diagnostique supplémentaire», a-t-il insisté. Les tests sérologiques permettent de savoir si quelqu’un a eu le Covid-19, en regardant s’il a développé des anticorps. Ils reposent sur des prises de sang. Ils se distinguent des tests virologiques, ou PCR, qui permettent de dire qu’un malade est infecté au moment où on les réalise.

Différents types de tests sérologiques sont actuellement disponibles, dont la fiabilité est jugée inégale par les autorités sanitaires. L’incertitude subsiste par ailleurs sur la protection offerte par la présence d’anticorps face au virus. «Il n’y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection», a ainsi averti l’Organisation mondiale de la santé (OMS).