Les 19 choses qu’il faut retenir de l’intervention du premier ministre

Le premier ministre: Le chef du gouvernement a dévoilé les derniers arbitrages de l’exécutif lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi après-midi à Matignon. Il était accompagné des six ministres les plus concernés par les chantiers de la sortie de crise.

Largement approuvé à l’Assemblée, rejeté de justesse au Sénat… Le fameux «déconfinement», tant évoqué ces derniers jours, va enfin se concrétiser pour les Français. Après avoir déjà présenté sa stratégie pour «l’après 11 mai» au Parlement, le premier ministre Édouard Philippe a en effet rendu les derniers arbitrages de l’exécutif ce jeudi après-midi, lors d’une conférence de presse organisée à Matignon.

Diapositives et infographies à l’appui, le chef du gouvernement était entouré des six ministres les plus concernés par les chantiers de la sortie de crise : Olivier Véran (Santé), Christophe Castaner (Intérieur), Jean-Michel Blanquer (Éducation nationale), Élisabeth Borne (Écologie et Transports), Bruno Le Maire (Économie), et Muriel Pénicaud (Travail).

1 ● «La levée progressive du confinement peut être engagée ce lundi 11 mai»

La première phase du déconfinement est officiellement lancée. En introduction de sa prise de parole, Édouard Philippe a indiqué que, conformément à l’objectif fixé par Emmanuel Macron, «la levée progressive du confinement peut être engagée ce lundi 11 mai ». Cette décision a d’ailleurs été «validée» par le président de la République lui-même lors du Conseil de défense de ce jeudi matin, puis confirmée dans la foulée en Conseil des ministres.

2 ● Le déconfinement «ne doit pas être le signe d’un relâchement de notre vigilance»

Le déconfinement «ne doit pas être le signe d’un relâchement de notre vigilance », a mis en garde Édouard Philippe. Prudent, il a indiqué le 11 mai marquera «le début d’une nouvelle phase» : celle d’un «redémarrage d’une partie de notre vie sociale». Cela «demandera de la part de chacun de la discipline et de la responsabilité», car «ce sera sur la durée que nous réussirons à maîtriser l’épidémie», a-t-il rappelé. «Nous ne pouvons pas faire les malins avec le virus», a-t-il conclu.

3 ● Une nouvelle attestation pour les déplacements de plus de 100 kilomètres

Une attestation en chasse une autre. Pour les déplacements au-delà de 100 kilomètres – mesurés à vol d’oiseau -, une nouvelle attestation sera nécessaire. Christophe Castaner a promis que ce document serait «simple» et «disponible en papier et numérique sur le site du ministère de l’Intérieur». Seuls les motifs familiaux ou professionnels impérieux pourront se faire avec le document actuel. Enfin, pour les trajets de moins de 100 kilomètres, un «simple justificatif de domicile» suffira pour être en règle.

4 ● En Île-de-France, le nombre de cas reste «plus élevé que ce que nous espérions»

C’est l’une des mauvaises nouvelles du jour : Édouard Philippe a confirmé que tous les départements d’Île-de-France allaient rester classés rouge. «Le nombre de cas baisse, lentement, sûrement, mais il reste élevé. Plus élevé que ce que nous espérions», a regretté le premier ministre. «Compte tenu de la tendance, qui reste bien orientée, nous pouvons déconfiner», a toutefois précisé le chef du gouvernement, invitant l’ensemble des franciliens à respecter une «discipline renforcée».

5 ● Quatre région restent classées rouges, confinement prolongé à Mayotte

En présentant la désormais quotidienne «carte du déconfinement», le ministre de la santé, Olivier Véran, a indiqué qu’il restait quatre régions classées rouge. C’est le cas de l’Île-de-France, du Grand Est, de la Bourgogne Franche-Comté et des Hauts-de-France. Enfin, même si «nous sommes en mesure de valider le déconfinement sur l’ensemble du territoire», comme l’a indiqué Édouard Philippe, ce ne sera pas le cas de Mayotte, où le confinement est prolongé car «le nombre de cas (de coronavirus) y est en faible augmentation».

6 ● Collèges fermés dans les départements classés rouge, les lycées fixés fin mai

Contrairement aux écoles maternelles et primaires – qui ouvriront dès la semaine du 11 mai -, certains collèges devront rester fermés. Ce sera le cas dans tous les départements classés rouge, où le virus circule encore activement. À partir du 18 mai, les classes de 6e et 5e ne rouvriront donc que dans les départements en vert, et le port du masque n’y sera pas obligatoire. Quant aux lycées, ils seront fixés à la fin du mois. «Si les départements verts se maintiennent en vert dans trois semaines, nous pourrons au début du mois de juin réfléchir la réouverture des lycées, cafés, restaurants…», a expliqué Édouard Philippe.

7 ● Un million d’écoliers accueillis avec 130.000 professeurs la semaine prochaine

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé qu’«un million d’écoliers seront accueillis par environ 130.000 professeurs» dès la semaine prochaine. Au total, entre «80% et 85%» des quelque 50.500 écoles de France seront ouvertes «dès le 12 mai».

8 ● Port du masque obligatoire dans les transports en commun

Dans les transports en commun, le port du masque grand public sera obligatoire pour les plus de 11 ans, à partir de lundi. Pour ceux qui n’ont pas pu s’en procurer, «des masques seront distribués en appoint» dans un premier temps, a indiqué la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne. Les contrevenants se verront sanctionnées d’une amende de 135 euros.

9 ● Transports en commun : au moins 50% de l’offre habituelle

L’offre de transports en commun augmentera à partir de lundi. Au moins 50% de l’offre habituelle sera assurée, soit : 75% du service habituel de la RATP en Île-de-France ; 20% ou 30% des TER et TGV dans un premier temps puis 40% fin mai. La fréquentation doit toutefois être limitée à 15% de celle observée habituellement, notamment grâce à la poursuite du télétravail, a avancé la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne. En Île-de-France, «l’accès aux transports en commun aux heures de pointe sera réservé à ceux qui disposent d’une attestation employeur ou peuvent justifier leur déplacement par un motif impérieux», a-t-elle précisé. Côté automobile, le covoiturage est encouragé.

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